Fête de la Croix Glorieuse

Nous allons célébrer, le 14 septembre, la fête de la Croix Glorieuse. Cette fête s’appelait d’abord Exaltation de la sainte Croix. Elle tient son origine de la dédicace de l’église du Saint-Sépulcre, le 14 septembre 335. Elle est construite à l’endroit où aurait été découverte la vraie Croix, c’est-à-dire celle qui a porté le corps du Christ. Et cette fête est devenue celle de la Croix en raison des ostensions de la Croix qu’on y faisait.

Pour nous elle rappelle, ou doit rappeler, l’amour profond du Christ. C’est pourquoi saint Paul en fait sa seule fierté : «Pour moi, que jamais je ne me glorifie sinon dans la croix de notre Seigneur Jésus-Christ…» Galates 6,14. Par là nous sommes ainsi appelés à aimer la Croix du Christ sans être doloristes car sans elle «les sources de l’immortalité, le sang et l’eau qui purifient le monde, n’auraient pas jailli de son côté, le document reconnaissant le péché n’aurait pas été déchiré, nous n’aurions pas reçu la liberté, nous n’aurions pas profité de l’arbre de vie, le paradis ne se serait pas ouvert» in homélie de saint André de Crête.

Sans faire l’éloge de la souffrance, le Christ nous invite à prendre chacun sa croix pour le suivre car elle est la porte du salut. Quand elle nous pèse, appelons Dieu lui-même au secours. La croix peut devenir un chemin car elle est une épreuve de la foi et peut faire grandir la foi. Le chrétien sait que, quoi qu’il arrive, Dieu n’est ni sourd ni indifférent. Il accompagne chacun de nos pas sur le dur chemin de la croix. Que nos prières accompagnent tous ceux qui souffrent.

Edito,                       Abbé Verkys NONVIGNON, Curé Bulletin 161 de sept 2022