4ème dimanche de Pâques : accueillir la beauté de l’appel de Dieu

Depuis plus de 50 ans – à l’initiative de la France qui fut la première à créer un Service national des vocations en 1959 et à suggérer au pape Paul VI d’instaurer une Journée Mondiale de prière pour les vocations – la journée du 4ème dimanche de Pâques rappelle l’importance de prier pour les vocations. Elle est par conséquent une journée mobile dans le calendrier. C’est une journée d’invitation à la réflexion : quand on parle de vocation, on parle de ce qui touche l’être humain au plus intime de sa liberté. C’est aussi une journée d’invitation à la prière : pour qu’une liberté humaine découvre son chemin, elle a besoin d’être éclairée et stimulée. C’est le rôle du Saint Esprit.

Saint Laurent sur Sèvre était au cœur de l’évènement organisé le dimanche 1er mai par les cinq diocèses des Pays de la Loire ! Le pèlerinage pour les vocations a rassemblé 1 700 fidèles pour une journée de marche, de prières, de réflexions, qui s’est conclue par la messe, dans l’action de grâce et la joie !

LA VOCATION NAÎT À L’INTÉRIEUR DE LA RELATION AVEC JÉSUS

ans l’atelier animé par l’APPRR, l’association des parents de prêtres, religieux, religieuses, présente en Vendée, plusieurs témoignent : « Oui, bien souvent, l’annonce d’une vocation sacerdotale ou religieuse peut être un séisme pour une famille ! Cela change aussi notre regard sur la vie. Voir nos enfants s’engager à vivre la chasteté, l’obéissance, la pauvreté, cela nous bouscule ! Mais c’est aussi source de grandes joies pour toute la famille ».

Dans un autre atelier, consacré à la complémentarité des vocations entre les couples mariés et les consacrés, il est dit que « cette complémentarité est une belle manière de montrer le Christ au monde, dans la diversité des dons et des appels à Le suivre ».

Un peu plus loin, Sœur Jeanne-Elisabeth, de la Famille missionnaire de Notre-Dame, donne des clés pour aider les enfants à prier pour les vocations. « La prière des enfants est très puissante ! Pour les accompagner dans leur croissance spirituelle, il s’agit de les initier à l’intériorité, par exemple avec un temps d’adoration, la prière du chapelet, la participation régulière à l’eucharistie, avec des mots simples qu’ils peuvent prononcer à tout âge, comme « Jésus, je T’aime ».

« COMMENT SE PRÉSENTE LA QUESTION VOCATIONNELLE AUJOURD’HUI ? »

C’est le thème proposé pour la table ronde dans la basilique en milieu d’après-midi. Le Père David Dugué, en charge du service des vocations dans le diocèse de Laval, a ainsi souligné que « la disponibilité au Seigneur demeure le fondement de toute vie chrétienne […] Seigneur, que veux-Tu que je fasse pour Toi ? Chaque parent doit se poser cette question ».

Ne pas enfermer son enfant dans un projet mais le laisser libre de choisir et de répondre à l’appel que le Seigneur lui fait, que ce soit pour une vocation sacerdotale ou religieuse, ou celle du mariage : c’est la clé aujourd’hui. Dom Barbeau, bénédictin de Solesmes, ajoute : « Toute vocation a pour fondement l’Amour ! La vocation naît à l’intérieur de la relation de chacun de nous avec Jésus ».

Le rendez-vous est d’ores et déjà donné pour l’année prochaine, le 1er mai 2023, à Pontchâteau, en Loire-Atlantique, un autre lieu empreint de la spiritualité du Père de Montfort, avant l’édition de 2024, qui reviendra à Saint Laurent !

Extraits article Anne Detter-Leveugle (Photo ©David Fugère)