« Heureux ceux qui croient sans avoir vu».

Vingt-quatrième jour de Carême

Livre du prophète Isaïe (65, 17-21)

Ainsi parle le Seigneur : Oui, voici : je vais créer un ciel nouveau et une terre nouvelle, on ne se souviendra plus du passé, il ne reviendra plus à l’esprit. Soyez plutôt dans la joie, exultez sans fin pour ce que je crée. Car je vais recréer Jérusalem, pour qu’elle soit exultation, et que son peuple devienne joie. J’exulterai en Jérusalem, je trouverai ma joie dans mon peuple. On n’y entendra plus de pleurs ni de cris. Là, plus de nourrisson emporté en quelques jours, ni d’homme qui ne parvienne au bout de sa vieillesse ; le plus jeune mourra centenaire, ne pas atteindre cent ans sera malédiction. On bâtira des maisons, on y habitera ; on plantera des vignes, on mangera leurs fruits. 

Psaume

Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé.

Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé.
Quand j’ai crié vers toi, Seigneur.
Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme
et revivre quand je descendais à la fosse. R

Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles,
rendez grâce en rappelant son nom très saint.
Sa colère ne dure qu’un instant, sa bonté, toute la vie ;
avec le soir, viennent les larmes, mais au matin, les cris de joie. R

Et j’ai crié vers toi, Seigneur,
j’ai supplié mon Dieu.
Tu as changé mon deuil en une danse.
Que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce ! R

Evangile de Jean (4, 43-54)

En ce temps-là, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, Jésus partit de là pour la Galilée. – Lui-même avait témoigné qu’un prophète n’est pas considéré dans son propre pays. Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête. Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée, où il avait changé l’eau en vin.
Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant. Jésus lui dit : « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! » Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit. Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant. Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, à la septième heure (au début de l’après-midi), que la fièvre l’a quitté. » Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison.
Tel fut le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée.

Méditons

L’homme à l’épreuve de la foi. «Si vous ne voyez pas des signes et des prodiges, vous ne croirez donc pas!» . Un homme cherche auprès de Jésus la guérison pour son fils malade. Sa démarche se base sur ce qu’il a entendu dire de Jésus : il guérit les malades. Il part donc à la recherche de celui-ci et lui pose sa demande. Il espère que Jésus pourrait faire quelque chose pour lui d’où son insistance.
Comme Dieu ne peut pas rester indifférent à la souffrance des hommes, Jésus prononce une parole créatrice : «Va, ton fils est vivant». Le père de l’enfant pose alors un acte de foi en n’insistant pas davantage. Il prend le chemin du retour. Sa foi en la parole de Jésus est confirmée par ses serviteurs qui viennent à sa rencontre : ton fils est vivant. Cet homme est parti de ce qu’il entendu dire de Jésus pour découvrir la foi au-delà de la guérison de son fils. Sa conversion au Christ est le grand et beau fruit de ce miracle.

Au-delà du soutien et des solutions à nos problèmes qui nous font recourir à Jésus non seulement parce nous avons appris mais parce que nous croyons, c’est à cette confiance que désormais il agit même à distance par sa parole créatrice que nous sommes appelés. « Heureux ceux qui croit sans avoir vu». Sous les espèces du pain et du vin nous croyons en sa présence réelle; par les paroles d’absolution du prêtre nous croyons en son pardon. Plus loin, nous croyons en toutes les paroles qui sont dites dans les Saintes
Écritures .
Intercédons pour tous ceux-là qui méconnaissent la puissance de guérison et de libération du Christ. Avec confiance, accrochons- nous davantage.

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