Montre-moi ton chemin, Seigneur, que je marche suivant ta vérité. (Ps 85, 11a)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Ainsi parle le Seigneur : si tu fais disparaître de chez toi le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante, si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera lumière de midi. Le Seigneur sera toujours ton guide. En plein désert, il comblera tes désirs et te rendra vigueur. Tu seras comme un jardin bien irrigué, comme une source où les eaux ne manquent jamais. Tu rebâtiras les ruines anciennes, tu restaureras les fondations séculaires. On t’appellera : « Celui qui répare les brèches », « Celui qui remet en service les chemins ».

Si tu t’abstiens de voyager le jour du sabbat, de traiter tes affaires pendant mon jour saint, si tu nommes « délices » le sabbat et déclares « glorieux » le jour saint du Seigneur, si tu le glorifies, en évitant démarches, affaires et pourparlers, alors tu trouveras tes délices dans le Seigneur ; je te ferai chevaucher sur les hauteurs du pays, je te donnerai pour vivre l’héritage de Jacob ton père. Oui, la bouche du Seigneur a parlé

Psaume

Montre-moi ton chemin, Seigneur, que je marche suivant ta vérité.

Écoute, Seigneur, réponds-moi,
car je suis pauvre et malheureux.
Veille sur moi qui suis fidèle, ô mon Dieu,
sauve ton serviteur qui s’appuie sur toi. R

Prends pitié de moi, Seigneur,
toi que j’appelle chaque jour.
Seigneur, réjouis ton serviteur :
vers toi, j’élève mon âme ! R

Toi qui es bon et qui pardonnes,
plein d’amour pour tous ceux qui t’appellent,
écoute ma prière, Seigneur,
entends ma voix qui te supplie. R

Évangile selon Saint Luc

En ce temps-là, Jésus sortit et remarqua un publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts) du nom de Lévi assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » Abandonnant tout, l’homme se leva ; et il le suivait.
Lévi donna pour Jésus une grande réception dans sa maison ; il y avait là une foule nombreuse de publicains et d’autres gens attablés avec eux. Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses disciples : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent. »

Méditons

La miséricorde de Dieu vient au devant de tout pécheur. Cette leçon évangélique devrait retenir notre attention. Dans toute rupture de relation avec Dieu, il est le premier à en souffrir, c’est pourquoi il est toujours le premier à prendre l’initiative d’aller à la rencontre de l’homme qui s’éloigne. Il allume dans nos cœurs le désir de retrouver la paix, la sérénité, la sécurité. Ne restons pas sourds à son appel . Fort heureusement à plusieurs reprises dans la liturgie du temps de carême revient cette célèbre invitation : « Aujourd’hui ne fermons pas notre cœur mais écoutons la voix du Seigneur ». « Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent ». Cette parole de Jésus nous concerne tous car d’une manière ou d’une autre nous sommes des pécheurs. Si l’Église est une assemblée d’élus , elle l’est au titre d’hommes et de femmes pécheurs appelés à la sainteté . Dieu n’abandonne jamais définitivement le pécheur que parfois nous avons, nous, définitivement classé. Il nous arrive parfois de désespérer de la conversion de tel ou tel proche. Non , rien n’est fini pour l’amour de Dieu même jusqu’au dernier moment. En ce temps de grâce, laissons-nous saisir par la miséricorde divine et prions pour tout homme que nous pensons peut-être pécheur invétéré.

Que ce quatrième jour de carême nous fasse découvrir la grandeur de l’amour de Jésus pour nous .

Que cet amour excite le nôtre pour lui.
Seigneur donne-nous une grande soif de Toi.