L’Enfant-Jésus apporte paix et joie à tous

Dans quelques jours, les catholiques fêteront Noël. Au terme de cette année, la joie de la Nativité va rayonner dans les cœurs. Cette fête de Noël est aussi l’occasion de se rendre présents aux personnes seules, en situation de fragilité pour partager la joie de la Nativité.


Jésus est né pauvre et démuni dans une mangeoire. Comment cela doit-il nous inviter à vivre cette naissance du
Sauveur ?

La pauvreté de la crèche doit, me semble-t-il, orienter notre regard vers une pauvreté bien plus grande : celle de Dieu qui se fait homme. Ce mystère de l’Incarnation est d’une pauvreté extrême lorsque nous pensons que le Dieu Créateur, Infini et Eternel s’est abaissé au point de devenir ce qu’il y a de plus faible dans notre monde : un nouveau-né. Dieu se rend si vulnérable en son Fils lorsqu’il se fait bébé, il se remet totalement en dépendance de Marie et Joseph. Et tout cela pour nous sauver.

Nous sommes donc invités à vivre cette naissance avec émerveillement, joie, amour mais aussi humilité et don de soi : la fête de la Nativité est par essence incompatible avec l’orgueil. 

Comment peut-on se rendre plus attentifs à nos frères et sœurs en situation de fragilité à l’occasion de cette fête de Noël ?

La fête de Noël célèbre l’Incarnation de Dieu qui se fait homme. Jésus-Christ, en tant qu’homme, était donné au gens de son époque et de sa région. Cette pandémie a ralenti notre dispersion dans l’espace. Peut-être pouvons-nous nous rendre plus présents, plus attentifs, à ceux qui nous sont proches : notre famille, nos voisins.

Et bien souvent, nous nous rendrons compte que les fragilités sont plus proches et plus nombreuses que nous l’aurions imaginées. Alors, nous pourrions visiter les anciens qui sont proches de chez nous, les personnes seules, de notre village, de notre quartier, et les inviter à notre table de Noël.

Aucun chrétien ne devrait passer Noël seul : là où il n’y a pas de famille, que les chrétiens soient des relais et manifestent la présence du Corps du Christ, dont tous les membres sont liés. Peut-être que nous pourrions inviter de proches voisins, des familiers pour chanter des chants de Noël autour d’un chocolat (ou d’un vin) chaud.

Propos du père Alexandre Guillaud, recueillis par Anne Detter pour CEV N°192