L’accueil de l’autre… mon frère

« Soyez accueillants les uns pour les autres, comme le Christ le fut pour vous à la gloire de Dieu »

Rm 15, 7

Mes frères en Jésus-Christ,

C’est par ces mots que je commence à m’adresser à vous en ce début du mois du rosaire que nous plaçons sous le regard de notre très sainte Mère du ciel, Marie.

Si vous ouvrez les chaînes de télévision ou de radio ces jours-ci, le débat sur l’accueil des Afghans divise et reste très houleux. Mais en vous parlant de l’accueil, je voudrais centrer votre regard sur un autre type d’accueil qui nous interpelle. Il s’agit de l’accueil du tout proche, l’accueil de Dieu. Quand on parle de l’accueil, nous pensons souvent au pauvre, au sans-abri, à l’étranger.

En tant que croyant, le premier à accueillir c’est le prochain (celui qui est là), le voisin du quartier ou de travail. Nous avons simplement à développer des dispositions qui nous permettent d’entrer en dialogue, sinon nous craindrons d’évangéliser, sinon nous ne révélerons pas le visage du Christ. L’évangélisation est un appel récurrent de toute l’Église qui ne fait que réitérer l’appel du Christ : « Allez dans le monde entier et de toutes les nations faites des disciples ». Nous ne pouvons pas nous fermer à cela en tant que chrétien. L’accueil est la première condition et la première porte à ouvrir pour évangéliser. Mais cet accueil commence par l’accueil du cœur. Dieu nous appelle à ouvrir notre cœur aux autres par notre joie contagieuse qui facilite le contact et ouvre au « Bonjour” ou à la salutation : premier pas.

En vous écrivant ces mots, j’ai en tête l’accueil entre nous dans nos églises. Soyons témoins de l’amour du Christ les uns pour les autres. Nous ne pouvons pas communier au même Corps du Seigneur et rentrer chez nous sans chercher à rencontrer quelqu’un d’autre, un frère ou une sœur qui ne fait pas partie de mon cercle d’amis ou de connaissance. C’est en nous livrant à un tel effort que nous pourrons construire une communauté fraternelle où chacun se sentira accueilli et aimé. Ainsi progressivement notre communauté deviendra plus chaleureuse.


L’indifférence que nous déplorons dans le monde se vit aussi dans nos églises. Ensemble, combattons la.

Que Marie la Mère du Divin Amour nous aide et soutienne nos efforts pour continuer l’œuvre de Jésus. Je nous invite à gagner le pari de dire le chapelet en famille ou entre amis ou seul tous les jours de ce mois d’octobre.

Pour rester forts, restons unis. Union de prière.

Abbé Verkys NONVIGNON, curé