Tous appelés, tous missionnaires

Chers frères et sœurs bien-aimés,

          En ce quinzième dimanche du temps ordinaire les textes tournent nos regards vers la mission. Quand on parle de la mission beaucoup pensent aux prêtres ou aux pasteurs, aux personnes consacrées, alors que tout baptisé est appelé. Avec l’onction du saint-chrême nous sommes configurés au Christ en participant à sa dignité, de prêtre, de prophète et de roi. C’est là que la mission de l’annonce de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ prend tout son origine et son sens.

     Avant d’envoyer les disciples, ceux-ci sont restés auprès de lui, l’ont bien écouté et ils ont vraiment cru en lui en découvrant la richesse de sa grâce, le trésor de son amour combien si bienfaisant. Sans découvrir la joie et le bonheur de croire, on ne peut pas devenir missionnaire. C’est cette joie et ce bonheur qui font vivre et projettent déjà dans l’éternité que l’on veut communiquer, partager donner pour que les autres y aient part. Cette joie et ce bonheur ne passent pas, c’est un héritage éternel. D’où la nécessité de se nourrir suffisamment de Dieu par la lecture et l’écoute de sa parole et par la rencontre dans la prière pour comprendre justement ses mots de saint Paul : «  Dieu nous a bénis et comblés des bénédictions de l’Esprit, au Ciel, dans le Christ…. ». Nous devons partager les biens que nous avons. Autant nous nous préoccupons de laisser à nos descendants de l’argent, des biens, si pour nous Dieu est vraiment un Trésor, autant devrons- nous soucier de le transmettre. C’est la plus haute forme de charité.

 Mais pour le faire dans le contexte d’hier et plus que jamais d’aujourd’hui il faut avoir du courage voire de l’audace. Ne pas craindre les échecs en partageant car le Christ prévient : nous ne serons pas toujours bien reçus mais peu importe. Sachons que Dieu fait son œuvre, ayons juste le courage d’entreprendre et d’oser parler de lui et  l’annoncer en quittant nos conforts intérieurs et même extérieurs qui nous retiennent. C’est en cela que le pape François, dans  La joie de l’évangile, nous invite à aller vers les périphéries. Il faut juste le détachement et la confiance. Parfois nous nous encombrons par des choses non essentielles qui du coup non seulement constituent un démenti pour nos paroles mais nous  empêchent de devenir disciple-missionnaire.

Bonne semaine à toutes et à tous.

Union de prières