Mets ta confiance dans le Seigneur

Lecture du livre du prophète Jérémie

Ainsi parle le Seigneur : Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un mortel, qui s’appuie sur un être de chair, tandis que son cœur se détourne du Seigneur. Il sera comme un buisson sur une terre désolée, il ne verra pas venir le bonheur. Il aura pour demeure les lieux arides du désert,
une terre salée, inhabitable. Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur, dont le Seigneur est la confiance. Il sera comme un arbre, planté près des eaux, qui pousse, vers le courant, ses racines. Il ne craint pas quand vient la chaleur : son feuillage reste vert. L’année de la sécheresse, il est sans inquiétude : il ne manque pas de porter du fruit. Rien n’est plus faux que le cœur de l’homme, il est incurable. Qui peut le connaître ? Moi, le Seigneur, qui pénètre les cœurs et qui scrute les reins, afin de rendre à chacun selon sa conduite, selon le fruit de ses actes.

Psaume

R/ Heureux est l’homme
 qui met sa foi dans le Seigneur.

 Heureux est l’homme
 qui n’entre pas au conseil des méchants,
 qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
 ne siège pas avec ceux qui ricanent,
 mais se plaît dans la loi du Seigneur
 et murmure sa loi jour et nuit !

 Il est comme un arbre
 planté près d’un ruisseau,
 qui donne du fruit en son temps,
 et jamais son feuillage ne meurt ;
 tout ce qu’il entreprend réussira.
 Tel n’est pas le sort des méchants.

 Mais ils sont comme la paille
 balayée par le vent.
 Le Seigneur connaît le chemin des justes,
 mais le chemin des méchants se perdra.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères. Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui. Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau
pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. – Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.” Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !” Abraham lui dit :“Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! – Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.”
Abraham répondit : “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.” »

Méditons

« Mets ta confiance dans le Seigneur, il comblera les désirs de ton cœur ». La confiance en Dieu détermine notre rapport au matériel. Le matériel ne peut pas me donner le salut. Mais je peux m’en servir pour mon salut. Le temps de carême est aussi un temps de partage où nous sommes invités à être sensibles à la souffrance et à la misère de nos frères et sœurs. Regardons autour de nous pour voir ceux qui sont dans le manque et faisons un geste conséquent comme la veuve de l’évangile. Prenons sur notre nécessaire et non seulement sur notre superflu pour faire du bien aux personnes en situation de précarité. Le grenier du riche devrait être le ventre du pauvre. Préparons la vie éternelle par de petits gestes du quotidien qui donnent sens à l’existence de nos frères et sœurs.

Je me pose la question sur ce que je pense de la vie éternelle. Est-ce que je
la prépare ? Est-ce que je la demande ? Quelle importance a-t-elle dans mon
quotidien ?